Communiqué de PRESSE 

 Réforme de la formation professionnelle 

 Acte 2 : la constitution des OPCO 

La formation professionnelle connaît une nouvelle réforme systémique. Celle-ci est marquée dans une première phase par une réforme des opérateurs paritaires (passage des OPCA aux OPCO). Elle appelle des organisations engagées dans la formation professionnelle des travailleurs, une vision renouvelée du paritarisme, et une reconfiguration de ses opérateurs techniques.

La Section des services de la Fédération des Employés et Cadres Force ouvrière (36 branches professionnelles) est pleinement engagée dans la défense des droits des salariés, la construction des garanties d’accès à la formation, et la mise en place d’opérateurs techniques.

 

Le respect du paritarisme

Notre Organisation porte l’action d’une construction de champs professionnels cohérents, servis par des opérateurs dédiés. L’émergence d’offres de services concurrentes des OPCA actuels emporte le risque d’une décrédibilisation du système paritaire, qui offrirait l’image d’un paysage divisé.

La Section des services de la FEC FO agira ainsi en faveur de la construction d’un seul projet d’OPCO pour chaque champ cohérent, en s’assurant que les OPCA actuels y trouvent tous leur place. Elle ne s’inscrira pas dans le soutien à une offre de services par rapport à une autre. Cette stratégie est contreproductive pour la formation des salariés de notre pays, et emporte le risque d’un désaveu du paritarisme.

Une vision renouvelée de la formation

Cette réforme se traduit par le nécessaire renouvellement des centres de décision des instances de branche, et l’activation de leviers plus puissants en faveur de l’émancipation sociale des salariés et de leur progression dans leur parcours professionnel. C’est dans cette perspective que notre Organisation s’emploie à infléchir les règles de décision, et à modifier les schémas actuels au bénéfice d’une action politique plus forte.

A la constitution des OPCO succèdera, en effet, la négociation d’accords de branche sur la formation, et la mise en œuvre de ces accords. C’est l’ensemble des instances, des observatoires aux OPCO, en passant par les Commissions paritaires nationales de l’emploi (CPNE), qu’il convient d’envisager globalement.

Des revendications fortes pour l’ensemble des salariés

Depuis quelques années, la mesure de la représentativité est devenue l’outil de mesure de l’implication des organisations dans le paritarisme. Cette conception erronée du paritarisme est combattue dans chaque branche par notre Organisation. Pour rappel, la participation à l’action paritaire est conditionnée à la capacité à négocier un accord de branche (condition notamment de représentativité) et de signature de l’accord constitutif de l’OPCO. Ces conditions réunies, chaque organisation représente les salariés de branche au regard de leurs intérêts et aspirations, et non les seuls salariés qui ont forgé leur représentativité.

C’est au regard de ce poids qu’il convient d’apprécier la légitimité des organisations à participer à la gestion paritaire. Chaque organisation et ses mandatés se saisissent, à leur manière, de cette légitimité pour s’impliquer dans la gestion paritaire. La Section des services de la FEC-FO représente l’ensemble des salariés des branches professionnelles dans lesquelles elle est représentative. Elle entend utiliser cette légitimité pour revendiquer de meilleurs droits et un meilleur accès à la formation professionnelle pour l’ensemble des salariés. 

Paris, le 30 novembre 2018