COMMUNIQUE – BETIC

Atos médaille d’or de l’externalisation !

 

Le groupe Atos, un des leaders mondiaux de la transformation digitale, emploie plus de 11 000 salariés sur le territoire français et plus de 110 000 au niveau mondial (dans 73 pays). L’entreprise est confrontée à des orientations stratégiques lancinantes : achat d’entreprises un jour, risque de vente d’activités le jour d’après. 

Dans ce contexte trouble, la Direction s’est résolument engagée dans une opération d’élimination une à une des instances de représentation des salariés. C’est ainsi qu’elle a d’abord dénoncé de manière unilatérale l’accord du Comité européen mettant en place le Conseil d’entreprise d’Atos SE, et a privé les salariés européens de leur instance de représentation. FO est engagée en justice afin de rétablir une représentation des salariés européens.

La Direction s’est lancée dans une opération de suppression d’un des trois Comités Sociaux et Economiques (CSE) français, représentant les salariés délivrant des opérations de conseil en solutions digitales. Elle espère ainsi que les salariés restent sans voix pour mener de façon brutale et unilatérale la réorganisation totale de l’entreprise. Les élus  FO sont déterminés à éviter cette suppression et proposent des solutions alternatives.

 

Une précédente réorganisation au sein de cette activité a déjà été réalisée il y a quelques années. L’opération s’est traduite par des pertes d’emplois et une nette dégradation des conditions de travail. C’est une opération d’une même nature que propose la Direction d’entreprise. Concrètement, le projet d’externalisation (Projet Aral) porte sur le transfert de 212 salariés (Entité Opérationnelle Bridge). Cette opération s’ajoute au précédent transfert – pour 1€ symbolique – de 800 salariés vers une autre société. Le projet Aral s’annonce comme un nouvel épisode d’assèchement de la population salariée dans ATOS.

A l’heure où les entreprises sont invitées à développer l’emploi en entreprise et à accélérer la transformation digitale, Atos s’engage sur un chemin opposé et impulse une dynamique inverse.

Les représentants des salariés FO ont choisi de ne pas emprunter le funeste chemin indiqué par la Direction et de faire entendre la voix des salariés. Ils demeurent investis afin d’engager une négociation pour construire un dialogue sain aux fins de préserver l’emploi dans l’entreprise, de construire un projet d’entreprise ambitieux et de donner des perspectives à chaque salarié. La Direction demeurant à ce jour sourde à nos revendications,  les salariés ont décidé d’entamer une grève. La FEC FO apporte son entier soutien aux camarades mobilisés.

 

Paris, le 30 Septembre 2021

 

Contacts :

Nicolas FAINTRENIE, Secrétaire de la Section fédérale des services – services@fecfo.fr

 

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